Guillaume Latil & Matheus Donato + Amaro Freitas trio
Guillaume Latil & Matheus Donato
France, Brésil

Guillaume et Matheus étaient voisins de palier. Quand le violoncelliste a entendu à travers les murs le son du cavaquinho, il a tout de suite senti que ça pourrait coller. S’il ne s’est pas trompé, c’est parce qu’il n’y a pas d’orage dans l’air, pas d’eau dans le gaz entre jazz et choro. Le choro, la musique pré-samba à la source de toute la musique populaire brésilienne, né à Rio à la fin du XIXe siècle du mélange des musiques de danse européennes et des rythmes africains… La même histoire que le jazz, en somme. Le choro a son instrument emblématique, le cavaquinho, que le jeune Matheus Donato maîtrise à la perfection. Guillaume Latil lui-aussi incarne la nouvelle génération, celle d’un jazz ouvert, qui dépasse les frontières et la tradition. Naturellement, les deux parisiens ont entrelacé leurs cordes et leurs sensibilités et se sont lancés dans un duo qui fait l’unanimité, où jazz et choro se retrouvent en frères et improvisent d’autres mélodies en toute liberté. Bluffant.

Guillaume Latil : violoncelle, Matheus Donato : cavaquinho

© Jean-Eli Eftekhari & Adrien Bargin

Guillaume Latil & Matheus Donato + Amaro Freitas trio
Amaro Freitas trio
Brésil

Né dans une favela de Recife, dans le Nordeste brésilien, Amaro Freitas est devenu en quelques albums le nouvel ambassadeur du jazz brésilien. Un jazz décolonisé, comme dans Sankofa, son avant-dernier disque, qui fusionnait un toucher à la Thelonious Monk et les sons trépidants du carnaval pernamboucain, frevo, baiao, maracatu. Depuis une immersion en Amazonie, dans la région de Manaus, le citadin s’est reconnecté avec la forêt, comme l’a prouvé son dernier album Y’Y (prononcer «eey-eh, eey-eh »), un mot en dialecte indigène qui signifie eau. « Je rends hommage à la forêt, en particulier à la forêt amazonienne, et aux rivières du nord du Brésil : Un appel à vivre, à ressentir, à respecter et à prendre soin de la nature, en la reconnaissant comme notre ancêtre. » Trip sonore.

Amaro Freitas : piano, Sidiel Vieira : contrebasse, Rodrigo « Digão » Braz : batterie

© Micael Hocherman

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