TP 20€ | TR1 16€ | TR2 12€
TERRINE est le projet solo de Claire Gapenne, issue de la scène de musique industrielle amiénoise avant de développer une pratique des machines pensée comme expérience physique et sociale. Une musique spontanée, façonnée par les lieux, les corps et les usages.
Omnivore et joyeusement décalée, TERRINE convoque aussi bien Coltrane, Shit & Shine, Autechre que Michel Legrand. Dans Jazz Band Theory, son huitième disque, elle affine encore son style tactile et sensible. Fermez les yeux, la musique déploie une nuée de micro-mondes : foule, paysages désertiques, gestes hésitants, textures mouvantes ; l’illusion d’être plongé au cœur d’un orchestre. Rouvrez-les : une femme seule face aux machines. De ce vertige naît une confusion jubilatoire.
Claire Gapenne : machines
© DR
Andrea Giordano : voix, effets, melodica, feedback, flûte, Fanny Meteier : tuba, feedback, Pierre Pradier : guitare acoustique et électrique, effets, Marco Luparia : batterie, percussions, objets, machines
© DR
Née à Téhéran, qu’elle quitta à 17 ans pour étudier la composition et se baser en Autriche, Rojin Sharafi occupe une place centrale dans la scène électronique iranienne qui a réussi à exister dans l’ombre du régime ou à l’extérieur du pays.
En 2019, elle marquait les esprits avec Urns Waiting To Be Fed, un premier album entremêlant instruments traditionnels perses et glitchs électroniques. En 2021, elle plongeait dans l’improvisation avec deux boîtes à rythmes, un piano préparé et un santur, avant de fonder le trio HUUM enchevêtrant free jazz, électro-acoustique et chants des campagnes iraniennes.
Mais ce qui la passionne par-dessus tout, c’est la manière dont les humain·es parviennent (ou non) à faire communauté malgré les tumultes de l’Histoire, un questionnement qui traverse sa dernière création. À la recherche d’une free-folk du futur, Sinthome’s Scenery convie trois autres pointures débridées, son compatriote Omid Darvish, le producteur Aho Saan et la Taiwanaise Ya-Nung Huang, spécialiste du Suona chinois, pour dessiner une nouvelle cartographie sonore brouillant tous nos repères de rythmes, de mélodies et de timbres dans un flux étourdissant de sons mutants. Époustouflant.
Omid Darvish : voix, Rojin Sharafi : machines, santûr amplifié, Soma Dvina, Ya-Nung Huang : suona, anches, Aho Ssan : machines
© Hessam Samavatian