Tarif plein 25€ / Tarif prévente 20 € (quota limité) / Tarif ultra prévente 15€ (quota limité)
Dans les mains de Chris Ryan Williams, la trompette est à la fois outil et matériau : souffle, timbres, électronique, collages, tout est bon pour façonner des paysages sonores extraterrestres et familiers. Membre de la nouvelle communauté musicale de Brooklyn, une jeune garde politisée qui pense le collectif autant qu’elle le joue (Patrick Shiroishi, Wendy Eisenberg, Luke Stewart, Lester St-Louis), familier des scènes underground comme des institutions du monde de l’art, Chris Williams brouille les catégories – improvisation, drone, ambient – et sculpte des paysages mentaux dans ses solos au ralenti. Odu : Vibration II, son dernier disque, il l’a voulu « comme une descente dans une grotte imaginaire, guidée par une quête d’émerveillement, de grandeur vertigineuse, de transcendance extatique, en étudiant la résonance et la réponse du corps à celle-ci.» Comme une plongée dans la caverne de Platon, où chaque auditeur est confronté à ses propres zones d’ombres, et peut se frayer un chemin dans le dédale pour trouver sa lumière.
Chris Ryan Williams : trompette, machines
© Sydney Mieko King
Son premier disque Forever, Ya Girl (2020) défiait déjà les cloisons de genres, oscillant entre R’n’B, soul et musique électronique. La New-Yorkaise revient avec un second album phénoménal, Hooke’s Law, signé par le maousse label indé XL Recordings, une odyssée défiant toute comparaison entre indie-pop, musique de club et jazz. Écrit et composé en solitaire sur 5 ans, KeiyaA y livre son intimité, évoquant ses inspirations ésotériques, ses questionnements de vie entre tristesse et désirs, canalisant fragilités et frustrations dans des textes forts et clairs. Sa voix puissante ou sulfureuse navigue dans un mélange d’harmonies et de tempos fondants, où la douceur d’une flûte ou de samples précis se heurte à des sons bruts et percussifs, comme surgissant de la friction élastique d’une multiplicité de musiques. Surréaliste.
KeiyaA : voix, machines
© Jessica Foley