CELUI QUI TRANSPORTE DES OEUFS NE SE BAGARRE PAS
France, Burkina Faso, Belgique

Roberto Negro, le pianiste du Tricollectif revisite la ville de son enfance, Kinshasa. Un spectacle musical gorgé de bruit, de fureur et de poésie.

La force du Tricollectif, c’est de manier avec brio l’art du storytelling. Grand agitateur de ce collectif devenu incontournable, Roberto Negro n’échappe pas à la règle. Avec « Celui qui transporte des oeufs ne se bagarre pas », c’est sa jeunesse zaïroise que le Franco-Italien raconte à sa façon. Rugueuse rêverie traversée par des textes d’hier (Gaston Miron, Pasolini) ou d’aujourd’hui (Fiston Mwanza Mujila), cette aventure sons et lumière s’adresse aux cinq sens et peut-être même plus.

ROBERTO NEGRO piano, claviers, composition, VALENTIN CECCALDI violoncelle, horizoncelle, composition, BART MARIS trompette, magnétophones, MARCEL BALBONÉ batterie, voix, GUILLAUME COUSIN scénographie et lumière, MATHIEU PION son. Sur des textes de : FISTON MWANZA MUJILA, IN KOLI JEAN BOFANE, GASTON MIRON, PIER PAOLO PASOLINI

Photo © Jean-Pascal Retel

ÉLODIE PASQUIER SOLO
France

De la musique avant toute chose : tel pourrait être le credo de cette clarinettiste au jeu brodé de silence(s) qui en disent long.

Un solo d’Élodie Pasquier, ce n’est pas vraiment un solo. C’est de la triche, on devrait plutôt parler de duo avec le silence. Voire de trio interactif si on ajoute le public dans l’affaire, tant l’oreille des spectateurs compte dans un tel exercice. Dans ce format, la clarinettiste d’orTie ou du Very Big Experimental Toubifri Orchestra suit à la lettre le célèbre mot de Miles Davis :  » Pourquoi jouer tant de notes alors qu’il suffit de jouer les meilleures ? « . Un saut sans filet dans le monde où il fait bon retenir son souffle.

ÉLODIE PASQUIER clarinettes

Photo © Martial Peres