EXILLIANS : MIKE LADD, T.I.E, JUICE ALEEM
Sénégal, États-Unis, Royaume-Uni

La rencontre explosive de trois poètes-rappeurs de la diaspora africaine interrogeant la notion d’exil et de voyage.

Exilés, enfants plus ou moins lointains de la diaspora africaine, ils le sont tous les trois. Afro-Américain de Boston, Mike Ladd vit depuis longtemps en France. Installée dans l’Hexagone depuis 2000, T.I.E (voir concert du 2 avril) a grandi à Dakar au Sénégal. Quant à Juice Aleem, qui vit à Birmingham (Royaume-Uni), il est né d’une mère jamaïcaine et d’un père trinidadien. C’est justement à travers le thème de la migration qu’ils se sont rassemblés sous le titre évocateur d’Exillians. Et le trio de décider d’imaginer des sea shanties post-futuristes – les chants de marins furent la première musique mondialisée de l’histoire de l’humanité, dans une concoction explosive entre rap poétique, calypso, jazz, afro, soul et électro, pour voguer sur les mers comme dans les airs.

T.I.E voix, synthétiseur modulaire, beatmaking, Mike Ladd voix, beatmaking, Juice Aleem voix, fx

© Juice Aleem

QONICHO D ! Nirvanana
France Création

Quand un trio de sacrées musiciennes à l’énergie brute retraverse l’univers du groupe qui révéla le grunge au monde entier.

Au départ il y avait Qonicho Ah !, duo décapant de Morgane Carnet et Blanche Lafuente. Quand elles ont croisé Fanny Lasfargues, bassiste impressionnante qui chemine elle-aussi entre l’improvisation et la puissance des sonorités rock, Qonicho D ! était né. Si on a déjà entendu l’alchimie de leurs rythmes déglingués et de leurs vagues de textures noise, la sororité avec le fameux trio de Seattle est évidente. Comment jouer Nirvana sans faire de la simple copie, tout en gardant la saveur si particulière de cette musique ? C’est leur défi pour ce concert : faire cohabiter l’improvisation free avec le songwriting de Kurt Cobain, retraverser un répertoire culte comme un pèlerinage vers leur propre « nirvanana » !

Morgane Carnet saxophones, Fanny Lasfargues basse, Blanche Lafuente batterie

© Clara Lafuente