Mélanger les genres & décentrer les regards
Une programmation qui brouille les frontières et élargit les horizons
Mélanger les genres, comme Twende Pamoja, qui rassemble autour du survolté singeli les flows de la Nigériane Aunty Rayzor et de la Tanzanienne Kadilida et le violon de Théo Ceccaldi (soirée d’ouverture, 27 mars, Pantin), comme La Saramuya Picó, le sound system made in Colombia qui embrasse toutes les musiques de l’Afrique au sud de l’Amérique (27 mars, en after à La Dynamo), comme la flûtiste franco-syrienne Naïssam Jalal, ressourcée au contact des musiques du sud de l’Inde (2 avril, Stains), comme le batteur américain Kassa Overall, qui transforme avec délice les classiques du rap en standards de jazz (11 avril, Clichy-sous-Bois), ou comme les Congolais Konono n°1, qui allient leurs instruments bricolés-amplifiés aux boucles analogiques de Montparnasse Musique (17 avril, soirée de clôture à Aubervilliers).
Décentrer les regards, comme Alice Diop et Angel Bat Dawid autour du fabuleux poème de Robin Coste Lewis sur les corps des femmes noires dans l’histoire de l’art (12 et 13 avril, La Dynamo), comme l’explorateur-vidéaste Vincent Moon qui se consacre depuis longtemps à montrer d’autres musiques, d’autres cultures (29 mars, Saint-Denis), comme Khalil EPI, dont le film-concert Aïchoucha révèle au monde la richesse des musiques traditionnelles tunisiennes (7 avril, Montreuil), ou comme les DJ La Louuve (3 avril, La Courneuve) et Mystique (4 avril, Saint-Denis), qui enflamment le dancefloor avec les musiques des contre-cultures d’Afrique du Nord et du Sud Global.