Charles Tolliver and the Strata-East All Stars
Etats-Unis Inédit

Strata-East : les collectionneurs connaissent bien le logo de ce label culte qui a marqué les années 70. Coup de chapeau avec ses musiciens fondateurs, figures du spiritual jazz new-yorkais.

Les premières notes de Banlieues Bleues 2015 célèbrent sur scène le mythique label Strata-East, qui était aussi une coopérative de musiciens basée à New York et copilotée par le pianiste Stanley Cowell et le trompettiste Charles Tolliver. Si l’aventure de ce label, véritable oasis qui hébergea Clifford Jordan, Bill (père de Spike) Lee et Gil Scott-Heron (pour Winter In America) s’inscrit dans les années 1970, elle a trouvé un écho chez les amateurs de “jazz spirituel”, mélangeant jazz créatif et soul poétique. Quarante ans plus tard, ses fondateurs, le pianiste Stanley Cowell et le trompettiste Charles Tolliver sont de retour en France. Et si l’on s’en réfère à la qualité du concert de l’an passé de Charles Tolliver à Banlieues Bleues, cette ouverture promet. D’autant que pour parfaire l’équipage, la chanteuse Jean Carne, légendaire égérie, sera du rendez-vous.

CHARLES TOLLIVER trompette, STANLEY COWELL piano, CECIL MCBEE basse, ALVIN QUEEN batterie, JEAN CARN voix///Photo(c)Jimmy Katz

THE SUN RA CENTENNIAL ARKESTRA DIRIGÉ PAR MARSHALL ALLEN
Etats-Unis

Prophète cosmique du jazz, Sun Ra aurait 100 ans aujourd’hui. Son plus fidèle acolyte a repris en main son orchestre inouï : Space Is The Place !

Sun Ra, tout le monde en est gaga : du manitou du hip-hop instrumental Flying Lotus à la nouvelle génération du jazz dévergondé menée par Thomas de Pourquery jusqu’aux rockeurs-bruiteurs de Sonic Youth. Plus de vingt ans après sa disparition, l’aura du démiurge américain n’a pas décliné. Pionnier de la musique électronique, compositeur à 360° (swing, free jazz, boogie woogie, rythm’n’blues…), fascinant meneur de bande et poète afrofuturiste, Sun Ra s’impose comme l’obscur objet de désir de la musique du XXe siècle. Fondé au début des années 50, son Arkestra fait figure de big band barré, de secte bien secouée, d’entreprise éternelle. Et désormais dirigé par le solaire Marshall Allen, l’orchestre n’a rien perdu de sa folie ni de sa brillance.

MARSHALL ALLEN saxophone alto, directeur, KNOEL SCOTT saxophones, voix, CHARLES DAVIS saxophone ténor, DANNY RAY THOMPSON saxophone baryton, CECIL BROOKS trompette, DAVE DAVIS trombone, ELSON NASCIMIENTO percussions, surdo, BOBBY FEW piano, TYLER MITCHELL contrebasse, WAYNE A. SMITH batterie ///Photo(c)Sybille Zerr