Noura Mint Seymali
Mauritanie Inédit

Depuis le désert mauritanien, cette chanteuse combine un mélange surpuissant : psyché blues funk mixé aux modes et rythmiques sahariennes. Une alchimie qui a déjà conquis les Etats-Unis.

L’art des griots et la poésie hassanie, les savants modes et les rythmes du tindé, toute la tradition maure est ici présente, relevée de guitares entêtantes et de grooves obsédants. Pour porter la mémoire des sables, Noura Mint Seymali n’en est pas moins ancrée dans son temps. Fille de Seymali Ould Mohamed Vall, le pape des griots mauritaniens, celle qui chanta dès l’âge de 13 ans auprès de la diva du désert Dimi Mint Abba (sa belle-mère !) a de qui tenir…. Solide et souriante, elle ne s’en laisse pas compter, fidèle au cap qu’elle s’est fixé pour composer son hallucinante alchimie musicale : « moderniser le son mauritanien ».

NOURA MINT SEYMALI chant, ardin, JEICHE OULD CHIGHALY guitare électrique, tidinit, MATTHEW C. TINARI batterie, OUSMANE TOURE basse ///Photo©DR

Mdou Moctar
Niger

Le Touarègue Mdou Octar incarne la bande-son de la nouvelle génération. Sous ses doigts, le blues du Sahel se teinte des couleurs psyché-rock. Une apnée hallucinant dans les méandres du désert, aux confins du Niger.

A Agadez, la ville où les guitares sont reines, Mdou Moctar est l’un des nouveaux princes. Sa musique, c’est la bande-son d’une jeunesse partagée entre la mémoire des sables et le présent numérique. Comme celles de ses aînés ishumars, sa guitare électrique imprime un groove obsédant. Le Touarègue s’est fait remarquer en 2008 avec « Anar », une ballade auto-tunée passée de portable en mobile via Bluetooth… Depuis le buzz n’a fait qu’amplifier, jusqu’à ce qu’atterrisse le terrassant album Alefan. Un effet garanti qui devrait se reproduire en direct avec ce power trio, terriblement rétro-futuriste. « Cradi-moderne », avait dit un jour Rachid Taha, un type qui s’y connaît dans ce genre d’histoires.

En complicité avec l’association Sonic Protest.

MDOU MOCTAR guitare, voix, AHMOUDOU MADASSANE guitare, ABOUBACAR IBRAHIM MAZAWADJE batterie///Photo(c)Jérome Fino