MELINGO ANDA
Argentine, France

Du tango, plus que les belles lettres, il a retenu un état d’esprit, un tantinet décadré, tel un magnifique mélancolique d’un futur à recomposer.

« Ma mère a ouvert les jambes et ma grand-mère a sifflé un tango ! » C’est ainsi que Melingo décrit son entrée en matière, en 1957, au coeur palpitant de Buenos Aires. Quand on naît Porteño, on est tango. « C’est biologique. C’est une façon de marcher, de parler, une manière de vivre. » Nomade dans l’âme, surréaliste en diable, l’icône iconoclaste a gardé des stigmates de ses débuts dans le cabaret underground et la scène rock alternative. Une gueule taillée pour le cinéma, un regard aussi sombre que son costard quand il entame le plus beau des tangos, l’Argentin, mi Nick Cave, mi Tom Waits, ne surjoue pas: il vibre, au présent du suggestif.

MELINGO clarinette, voix, MUHAMMAD HABBIBI GUERRA guitare, scie musicale, voix, ROMAIN LÉCUYER contrebasse, voix, FACUNDO TORRES bandonéon,voix, LALO ZANELLI piano, voix

Photo © Cony La Greca/Nora Leano