MAMANI KEITA  + VIEUX FARKA TOURÉ
MAMANI KEITA
Mali

C’est avec Gagner l’Argent Français, son album novateur aux tonalités électriques, presque rock, produit en 2011 par le label No Format, que Mamani Keita est devenue l’une des représentantes de la modernité musicale africaine. Aventurière dans l’âme, la Malienne et Parisienne – depuis ses 20 ans – a toujours aimé s’affranchir de la tradition et défendre les valeurs essentielles – elle participe depuis le début aux Amazones d’Afrique, le supergroupe féminin engagé contre les violences faites aux femmes. Sa voix fascinante, à la fois ancestrale et juvénile, d’une « douceur taillée dans le roc », se prête aux contextes les plus ouverts (Harold López-Nussa, Arat Kilo, Mike Ladd, Nubiyan Twist), comme les plus authentiquement maliens, tel son duo de ce soir avec le guitariste Salif Kone.

Mamani Keita : voix, Salif Kone : guitare

© Karen Paulina Biswell

MAMANI KEITA  + VIEUX FARKA TOURÉ
VIEUX FARKA TOURÉ
Mali

Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient, dit le dicton. Vieux Farka Touré est né à Niafunké, village à 100 km de Tombouctou, dans le nord du Mali. C’est depuis ce même Niafunké, au bord du fleuve Niger, que son père, le légendaire Ali Farka Touré, avait planté les graines de ce que l’on a si maladroitement appelé la world music, soit la (re)connaissance internationale des musiques du monde entier et notamment des musiques africaines. Si Vieux a enregistré son premier album l’année de la disparition d’Ali, en 2006, il était resté éloigné du style traditionnel. Avec son dernier album, Les Racines, longtemps peaufiné pendant le Covid, il s’est reconnecté avec la musique traditionnelle songhaï du nord, qu’il porte désormais comme un héritage. « C’est important de rester connecté à nos racines, à notre histoire. » Le résultat, qu’il joue sur scène au sein d’un superbe sextette acoustique, rendrait certainement Ali très, très fier.

Vieux Farka Touré : voix, guitare, Ousmane Dagno : djéli n’goni, Samba Diabaté : guitare, Djakrave « Youba » Dia : basse, Souleymane Kane : calebasse, Adama Koné : batterie, djembé

© Kiss Diouara

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