AMI YEREWOLO
Mali

L’amazone du rap malien démontre avec une classe totale que le hip-hop africain n’a rien à envier à d’autres styles lorsqu’il s’écrit au féminin.

Si Yerewolo, son nom de scène, veut dire « fière de ses origines », on l’appelle un peu partout en Afrique « la voix libre de Bamako ». Car la première rappeuse du Mali n’a pas froid aux yeux, dénonçant dans ses textes en bambara le patriarcat, la condition de la femme et les conditions sociales, s’activant même à créer un festival, Le Mali a des rappeuses, pour servir de tremplin à ses sœurs. Militante, voire féministe ? Inutile de l’étiqueter, la musique d’Ami parle d’elle-même et fait corps avec le monde actuel ou tout ou presque est un combat, qu’elle mène avec un mix original et emballant de samples de ngoni, kora, tamani, et de beats énergiques trap et club-house. La classe, on vous dit !

Ami Yerewolo voix, Romain Jovion batterie, machines

© Oman Seth

DOPE SAINT-JUDE
Afrique du Sud

La native de Cape-Town a bousculé les codes du hip hop sud-africain avec un rap percutant qui revendique l’égalité des classes, des races et des sexes.

A ses débuts, Dope Saint-Jude puisait son inspiration à la fois chez Tupac, Tracy Chapman et dans le mouvement Riot Grrrl. Elle s’est très vite imposée sur la bouillonnante scène rap alternative en Afrique-du-Sud, devenant aussi la marraine du hip hop intersectionnel. Son originalité, son éclectisme musical et sa présence scénique ont fait le reste, propulsant son rap énergique et militant sur les scènes du monde entier.

Dope Saint Jude voix, Djina Boiro choeurs, Hugo Minvielle guitare, clavier, machines, Ema Hébert-Suffrin batterie