Gato Loco
Etats-Unis Inédit

Un mystérieux band new-yorkais complètement marteau, véritable pépite musicale lovée dans un irrésistible écrin latin.

Selon certaines sources, Stefan Zeniuk aurait été biberonné par le pionnier du minimalisme Steve Reich et l’apôtre du saxophone underground new-yorkais Tim Berne. Depuis quelques temps, ce multi-saxophoniste est à la tête d’un groupe jubilatoire, Gato Loco, qui, avec son nouvel album pour le prestigieux label Winter & Winter, est l’une des attractions musicales les plus secouantes de la Grosse Pomme. Rendez-vous donc à l’ouverture de Banlieues Bleues pour un surprenant bal masqué : de graves cuivres sous infusion latino dévoilent des connections insoupçonnées entre les origines du mambo et l’abstraction du free jazz, tandis qu’un bataillon percussif secoue d’un tempo lascif une guitare rock ensorcelante… On pourra y retrouver quelques perles cubaines cachées sous des merveilles d’inventions, de douces vibrations, démesurées, fourmillantes et délicieusement addictives, et, qui sait, une terrible envie de danser…

Disque:2011 Stefan Zeniuk « Gato Loco » chez Winter & Winter

Stefan Zeniuk saxophones, Jesse Selengut trompette, Joe Exley tuba,Ric Becker trombone, Clifton Hyde guitare, Ari Folman-Cohen basse, Kevin Garcia batterie, Rich Stein percussions //// Photos©DR

Jacques Schwarz-Bart Jazz-racines Haïti
France, Etats-Unis, Haïti, Serbie Création

Loué par la scène jazz et nu soul américaine, le saxophoniste guadeloupéen convoque les esprits frappeurs d’Haïti. A la recherche des racines vaudou du jazz ?

Longtemps il a cultivé en secret son goût pour le ka, le tambour de la Guadeloupe qui l’accompagne depuis tout petit. Au tournant des années 2000, le saxophoniste guadeloupéen de New York, surnommé « Brother Jacques » par le prince de la nu soul D’Angelo, s’est appuyé sur les puissantes rythmiques ka pour renouveler le vocabulaire et la grammaire du jazz. C’est dans cette même direction, à travers l’assimilation en profondeur des riches traditions rythmiques caribéennes, qu’il est l’un des premiers à aborder de front le rhizome musical Haïti, avec un groupe polyglotte marqué par la présence percutante de maîtres en rythmes (Jean Bonga) et chants vaudous (Erol Josué) de la musique racine haïtienne.

Disque: »Rise Above »chez Dreyfus Jazz

Jacques Schwarz-Bart saxophones, Erol Josué voix,Etienne Charles trompette, Milan Milanović piano, Luques Curtis basse, Jean Bonga percussions, Obed Calvaire batterie //// Photos©DR