MATANA ROBERTS COIN COIN MISSISSIPPI MOONCHILE
Etats-Unis Inédit

La saxophoniste et clarinettiste free-futuriste Matana Roberts incarne la toute nouvelle génération de l’AACM, qui s’ingénie à faire avancer les musiques libres.

La toute jeune saxophoniste à dreadlocks qui faisait partie en 2004 du premier concert en France (à Banlieues Bleues) de Burnt Sugar, le collectif créatif de Greg Tate, a fait un beau parcours depuis. Après avoir travaillé avec les post-rockeurs Tortoise, Prefuse 73 ou Godspeed You! Black Emperor, mais aussi les jazzmen Fred Anderson et Von Freeman, elle a intégré l’AACM (Association For The Advancement of Creative Musicians), avant de se lancer dans un projet très personnel. Coin Coin, du nom d’une de ses ancêtres esclave affranchie, est une fresque musicale au long cours (douze chapitres prévus) qui veut interroger l’histoire afro-américaine des Etats-Unis. Après un premier chapitre « Gens de couleur libres » enregistré en 2010, elle vient présenter le second, « Mississippi Moonchile », qui fouille cette fois les racines familiales, du côté du blues. Si le passé ressurgit, cette férue d’histoire souhaite avant tout regarder vers demain en mettant en place une ½uvre multidimensionnelle dont le décloisonnement stylistique renvoie à sa vision ouverte d’un monde émancipé.

Matana Roberts saxophone, compositions, textes, Jeremiah Abiah saxophone ténor, Jason Palmer trompette, Shoko Nagai piano, Thomson Kneeland contrebasse, Tomas Fujiwara batterie, percussions

JOELLE LEANDRE,RAYMOND STRID, NICOLE MITCHELL BEFORE AFTER
France, Etats-Unis, Suède Création

La face-à-face renversant de deux reines mutines de l’improvisation mondiale dans un trio qui défie les lois du temps. L’art du rebondissement poussé à son paroxysme.

Elle rembarre avec ardeur les limites de son instrument depuis plus de quarante ans : Joëlle Léandre est une géante insatiable qui a grandi au contact des monstres de l’improvisation mondiale, de John Cage jusqu’à John Zorn, en passant par Derek Bailey, Anthony Braxton ou Steve Lacy. Il était comme écrit qu’elle devait un jour s’associer avec la flûtiste Nicole Mitchell, complice d’Hamid Drake et de Steve Coleman et présidente du cultissime collectif de Chicago héraut de la Great Black Music, l’AACM. Le destin a fait son ½uvre et les voici réunies dans un trio aussi intimiste que remuant avec le batteur suédois Raymond Strid. Ô temps suspends ton vol aurait prévenu Lamartine…

Joëlle Léandre est en résidence à La Dynamo de Banlieues Bleues avec le soutien du Département de la Seine-Saint-Denis

Joëlle Léandre contrebasse, Nicole Mitchell flûte, Raymond Strid batterie