Orlando Julius & The Heliocentrics
Nigeria, Grande-Bretagne Création

Le pionnier de l’afro-soul nigerian s’associe au collectif londonien passé maître du groove psychédélique. En prélude de leur disque, un concert inédit pour un show imparable.

Dès 1966, Orlando Julius signait “Ljo Soul”, un morceau qui aurait inspiré Fela et James Brown. C’est encore lui qui gravait “Psychedelic Afro-Shop” à l’orée des années 70, un highlife tendance jazz funk déjanté. C’est toujours lui qui enregistra en 1976 “Disco Hi-Life”, un titre explicite avec des arrangements de cuivre taillés pour le dancefloor. La preuve par trois exemples que ce saxophoniste pionnier du rhythm’n’blues et de l’afro-beat-soul fut aux avant-postes de la modernité, avant de devenir un musicien culte pour les chercheurs de sons insensés. Son grand retour sur scène se fait à Banlieues Bleues, associé aux Heliocentrics, collectif londonien passé maître pour ce qui est du rare groove, psychédélique et hypnotique.

ORLANDO JULIUS EKEMODE saxophone & chant, LATOYA EKEMODE chant, JAKE FERGUSON basse électrique , JACK YGLESIAS flûte et percussions, ADRIAN OWUSU guitare électrique , OLIVER PARFIIT claviers, MALCOLM CATTO batterie, SHABAKA HUTCHINGS tenor saxophone et clarinette basse, MATT ROBERTS trompette, KWAME CRENTSIL percussions, choeurs /// Photos © DR

ZAM ROCK feat.Rikki Ililonga, Jagari Chanda, Karl Hector & The Malcouns
Zambie - Allemagne

Zamrock, c’était la bande-son qui agita la Zambie des seventies. Quarante ans après, deux rescapés épaulés d’une bande d’azimutés-psychés funk viennent prouver de l’actualité de ce puissant bouillon de cultures urbaines.

Tout est né dans la Copperbelt, la ceinture minière où des musiciens branchent alors les guitares électriques. Des groupes vont naître, traduisant l’étonnante fusion des genres pratiquée en Zambie : une espèce de garage psyché, quelque part entre le glam rock, la pop acidulée et le funk bariolé. Las, cette scène va disparaître, ravagée par le Sida, avant de renaître au nouveau millénaire, grâce à quelques chercheurs de sons. Des rééditions se succèdent, jusque la résurrection sur scène. Enfin ! Et pour que ça pulse dru, les deux rescapés de l’épique époque, Jaggari Chanda, chanteur du groupe Witch et le guitariste Rikki Ililonga (Music-O-Tunya) sont appuyés par les Malcouns, une bande d’allumés allemands drivés par un des frères Whitefield, maîtres à penser le psyché des années 2.0.

Concert debout

RIKKI LLILONGA voix, guitare électrique, JAGGARI CHANDA voix, percussions, JJ WHITEFIELD guitare , ZDENKO CURULIJA batterie, BORIS GEIGER basse et ch½urs, ERIC ‘Sunday’ OWUSU congas , ch½urs /// Photos © DR