KAMILYA JUBRAN & SARAH MURCIA DUO
France, Palestine

La chanteuse et oudiste palestiniene et la contrebassiste française croisent leurs cordes magiques.

Oudiste et chanteuse, Kamilya Jubran fut la voix principale de Sabreen, tutélaire formation palestinienne, avant de s’installer en Europe où elle trouvera la possibilité de s’exprimer sur un terrain inédit, filtrant sa sonorité aux environnements électroniques, comme avec le trafiqueur de sons suisse Werner Hassler, ou plus récemment avec le Benzine de Frank Vaillant dont elle fut l’invitée. Contrebassiste et chanteuse, Sarah Murcia mène depuis vingt ans une carrière qui l’a embarquée sur tous les fronts ou presque : pilier de la scène jazz où elle s’illustra entre autres avec Magic Malik, elle s’est fait remarquer pour le projet Las Ondas Marteles, son duo Beau Catcheur avec Fred Poulet, et poursuit avec une belle ténacité son quartette Caroline qui carbure aux énergies de la musique improvisée, entre post-rock et avant-jazz, avec ce qu’il faut d’humour entre les lignes. Toutes deux se sont rencontrées en 1998, et depuis se sont juré de poursuivre l’expérience. Simplement, pour que cela ait du sens, il fallait trouver un terrain d’entente qui ne soit pas simplement une superposition, mais une réelle union dans leurs cordes.. Pour ouvrir la soirée de clôture du 30eme festival Banlieues Bleues, elles risquent, pour la première fois sur scène, le duo absolu

KAMILYA JUBRAN oud, voix, SARAH MURCIA contrebasse ///photo Emmanuel Rioufol.

MARCEL, RAMI & BACHAR KHALIFE
Liban

« Si nous n’étions pas nés dans la même maison, je gage que nous nous serions quand même rencontrés dans la vie. » Le célèbre Libanais Marcel Khalifé ne croit pas si bien dire : cette histoire de famille où il convie ses deux fils se révèle une ode à la liberté musicale, percutante, émouvante, saisissante.

Au Liban, Marcel Khalifé est considéré comme une institution. Chanteur et oudiste, il s’est inspiré des plus grands poètes, comme le palestinien Mahmoud Darwish, tout en en rénovant totalement l’utilisation de son instrument, prisonnier de traditionjs musicales très strictes. Pareilles perspectives habitent les ½uvres de ses deux fils, le pianiste Rami et le percussionniste Bachar-Mar, tous deux formés au conservatoire, tous deux branchés sur le jazz et lélectronique. Autant dire qu’au-delà de leur patronyme, ces trois musiciens se retrouvent dans une même volonté transmusicale. Un désir de s’affranchir des codes érigés comme des barrières stylistiques qu’ils remettent en jeu à travers ce spectaculaire trio.

MRCEL KHALIFE oud,chant, RAMI KHALIFE piano, claviers, BACHAR KHALIFE percussions///Photos©Alexandre Chevillard