L’ETRANGLEUSE
France

Entre danses d’envoûtement et ballades de fin du monde, un trio fascinant qui fait la part belle aux tourneries du jeli n’goni (luth malien) et aux ruptures et saturations de la harpe. 

Dix ans que Mélanie Virot et Maël Salètes unissent la harpe d’orchestre et la guitare
électrique pour créer la musique de L’étrangleuse, puisant leur inspiration dans les airs
traditionnels d’un pays qui n’existe pas. Traquant inlassablement la magie du presque rien avec deux instruments que tout éloigne à priori, multipliant les tournées dans des endroits inattendus, de cette confrontation a émergé une sorte de post-rock de chambre, hymne punk contemplatif à des musiques africaines de cercle polaire, bande son modale et hors modes d’un long rêve éveillé. De danses d’envoûtement en ballades de fin du monde, ce nouveau répertoire fait la part belle aux tourneries du jeli n’goni (luth malien), tandis que la harpe emprunte saturation et ruptures à la guitare électrique.

Mélanie Virot harpe, voix,  Maël Salètes guitare,voix, Pierre Thouzery percussions

Photo © Mélanie Scherer

MADALITSO BAND
Malawi

Avec leur musique intense aux harmonies et aux rythmes irrésistibles, ces deux pétillants musiciens du Malawi sont l’une des révélations de l’année.

Seconde venue en Europe de cet incroyable duo du Malawi, repérés par les explorateurs du label genevois Bongo Joe.  Considérés comme de véritables prophètes musicaux au Malawi, ils jouent en souriant une musique d’une sincérité et d’une légèreté imparables. Capables de jouer pendant des heures, formés à l’école de la rue, les deux musiciens placent au coeur de leurs compositions leurs instruments faits maison : le babatone, sorte de basse à une corde, et la guitare à 4 cordes, le banjo traditionnel du Malawi.

Yosefe Kalekeni guitare, voix, Yobu Malingwa banjo, voix

Photo©DR

DAMILY
Madagascar

Damily entretient avec ferveur la flamme du tsapiky, la musique des bals-poussières du sud de la Grande Île, aux beats infernaux, au son saturé, au groove qui tourne en transe…

Madagascar nous avait habitués à ses rythmes « mafana » (chauds) du nord, mais le fait est que la température monte à mesure qu’on descend vers le sud du pays : à Tuléar, ville écrasée par la chaleur du Canal de Mozambique, on pratique un style régional carrément bouillant, le Tsapiky. Le Tsapiky? un beat infernal sur des batteries en peau de zébu, des guitares électriques déglinguées, des voix haut perchées qui vous déchirent le coeur, un son saturé par le matériel local, hyper bricolé. Et des musiciens qui tricotent sur un groove qui semble tourner à l’envers, à une cadence effrénée. C’est bon, c’est le shoot local, l’ivresse collective.  Magique!

Emilson Mbola Anjarasoa guitare, Christine Halane voix, Claude Ralambomasinjaka voix, Raharison Tafaralahy basse, Jean-Charles Ranaivoson batterie

Photo © DR