LES FILLES DE ILLIGHADAD
Niger

Avec elles, le blues touareg a trouvé ses ambassadrices les plus hypnotiques et poétiques.

Quand on pense blues touareg, on pense Tinariwen, Mdou Moctar ou Tamikrest. Depuis 2016 et leur premier album enregistré en plein air dans le désert du Niger, Les Filles de Illighadad s’attellent à renverser cette domination masculine. Là où leurs confrères préfèrent la batterie ou le djembé, elles ont réhabilité le tendé, le tambour traditionnel. Leur transe du désert se fait ainsi plus minimale, poétique, organique, autour des riffs de Fatou Seidi Ghali, une des rares guitaristes féminines touareg. Aujourd’hui, le monde est à leurs pieds : elles ont investi la prestigieuse Bibliothèque du Congrès à Washington après avoir séduit la scène électronique berlinoise et les soirées African Acid Is The Future.

© Mirat Ghislain