15€ tarif unique Soirée debout
Nina Garcia : guitare électrique, Arnaud Rivière : électrophone réparé et table de mixage préparée
© Gergő Ofner
Seule en scène, une harpiste aux mille visages se livre à des expériences cathartiques pour faire sortir et danser les fantômes de son théâtre intérieur.
Dalida, carnage, tout attaché. Deux idées du grotesque, par des chemins tout à fait contraires, mais toujours dans cette même idée de grimer et d’exagérer le réel pour en révéler le cœur à vif et en exorciser les passions. C’est en tout cas le programme que s’est donné Paola Avilés pour ce projet où elle enfile le costume de dalidacarnage pour métamorphoser son instrument, la harpe, la manipuler de toutes les manières imaginables, la draper des atours des musiques expérimentales, éléctroacoustiques, triphop ou drum’n’bass. Tout un jeu de masques qui lui permet de peindre, sur le vif, des paysages sonores qui sont le miroir de sa géographie de l’intime et du rêve. Chimères et encore des chimères qu’elle sème au vent.
Paola Avilès : harpes, machines
© Piaskorti
Remous et turbulences à l’horizon : Zoe Heselton, femme-tempête, fait à elle seule chavirer les corps et les cœurs.
Zoe Heselton, poétesse, songwriter, guitariste et chanteuse d’origine Britannique a fait une entrée tonitruante avec son album Another Kind of Suicide (2025), qui l’a immédiatement inscrite dans la lignée des bardes du clair-obscur tels que Tom Waits, Anohni, Nick Cave ou PJ Harvey. Dans son style radicalement singulier, elle combine la poétique de la guitare et l’électricité de la voix pour conjurer des chansons qui prennent la dimension d’odyssées émotionnelles. Sa folk est indéniablement empreinte de blues et de flamenco, de torrents et d’incandescence, elle qui chante les longs chemins, les détours, les accidents, dérive [en un morceau] entre enfer et salut. Assister à un concert de Zoe Heselton, c’est l’assurance d’en sortir transformé, lavé par le feu, guéri par la noyade
Zoe Heselton : guitare électrique, voix
© Pauline Gouablin