Asmâa Hamzaoui et Sofiane Saidi, le vent nouveau qui souffle sur le gnawa et le raï

Première en France pour la Marocaine et son Bnat Timbouktou, à la Dynamo le 28 octobre, précédant le trio Cabaret-raï de Sofiane Saidi

La jeune musicienne marocaine, fille du célèbre mâalem Rachid Hamzaoui et initiée très jeune au guembri, est l’une des très rares (sinon la seule) mâalem femme. Son groupe, entièrement féminin, a opéré une petite révolution dans le monde de la musique gnawa marocaine. Au-delà de la nouveauté d’un gnawa décliné au féminin, Asmâa et Bnat Timbouktou (« les filles de Tombouctou ») sont les dignes héritières de cette tradition qui allie virtuosité et spiritualité, et dont l’histoire remonte aux Hausa et autres nations d’Afrique de l’Ouest. Elles font partie de cette nouvelle génération de musiciens qui transforme le genre, tout en restant fidèle à l’esprit d’une musique liée aux rituels de guérison et de dévotion. Elles viennent à la Dynamo défendre leur premier disque Oulad Lghaba, précédant sur scène le prince du raï 3.0 Sofiane Saidi dans une formule inédite raï-électro-cabaret, lundi 28 octobre.