
Les actions musicales de Banlieues Bleues ou comment s'approprier le festival en côtoyant les musiciens à la scène comme à la ville...
Depuis 1989, Banlieues Bleues développe en marge de ses concerts des projets nommés actions musicales qui offrent au public la possibilité de participer activement à la vie du festival : en découvrant la programmation grâce au cinéma, à l'écriture journalistique ou en prenant part à des aventures artistiques originales qui s'adressent à tous : amateurs éclairés, élèves d'établissements scolaires, jeunes fréquentant les maisons de quartiers, élèves d'école de musique... Grâce à l'engagement et la collaboration d'un réseau de 50 partenaires, plusieurs dizaines de projets sont élaborés chaque année dans les villes accueillant le festival. Les actions musicales offrent un éclairage particulier sur le programme en permettant d'en approfondir certains aspects par la pratique. Aux commandes de ces projets, des musiciens venus du monde entier, New York, Jérusalem, Paris ou Kinshasa, qui ont fait leur l'idée que la musique est un lieu d'échanges et de partage. En point d'orgue cette année, la vitalité des rythmes congolais repris en choeur par des cohortes de chanteurs, danseurs et percussionnistes à l'appel d'un "général rebelle" de Kinshasa (Les sons de Kinshasa avec Jupiter Bokondji), le génie créateur de Sun Ra descendu sur Terre pour inspirer le plus déluré des saxophonistes hexagonaux (Cosmic songs avec Thomas de Pourquery), des chansons de marins ayant sillonné les mers des Caraïbes pour resurgir dans l'imaginaire fertile d'un poète-rappeur new-yorkais (Sea Shanties avec Mike Ladd). Les actions musicales de cette édition proposent également de déguster la musique classique arabe avec la délicieuse Kamilya Jubran, de déchiffrer l'Alphabet avec Sylvain Rifflet, de remixer la musique de Detroit, de chanter en choeur sur des airs de Sotto Voce ou de glisser un jeton dans un "Juke Box" qui joue des tubes décalés...